La conférence de presse en levée de rideau du Festival International N’Djam s’enflamme en slam.

Par Rolland Albani, SAO magazine. Octobre 24, 2017

Ce mardi 24 octobre 2017, la maison de la culture Baba Moustapha a abrité la conférence de presse de lancement du festival International N’Djam s’enflamme en Slam, rendu à sa 4ème édition.

Sur la table de la conférence, un panel constitué de 05 personnes ; Mirjam de Bruijne coordonnatrice du CTD, Didier Lalaye (Croquemort) directeur artistique du festival, Marino Alain Coordonnateur Tchad Plus et Allah-Kauis Neneck  Coordonnateur CRASH et Ricardo Labe le modérateur de ladite conférence.

Entre 10h et 12h, aux allocutions des différents panélistes ont été ajoutés des mots de quelques partenaires présents à l’occasion. S’en est suivi une série de questions réponses entre les panelistes et la presse qui a répondu présent. Que retenons-nous de cette conférence de presse ?

Une première implication de l’association Tchad Plus et du CRASH à une manifestation culturelle.

Le CRASH (Centre de Recherches en Anthropologie et Sciences Humaines), représenté à l’occasion par M. Allah-kauis Neneck est directement impliqué dans le festival, même si l’on apprend de la bouche du coordonnateur que le CRASH depuis bien longtemps travaille avec le CTD (Connecting in Time in Duress).

L’association Tchad Plus dont Didier Lalaye est membre quant à elle a choisi d’organiser le festival dont le thème retenu cette année (Jeunesse et citoyenneté) est très interpellateur. L’association Tchad Plus dans son objectif de participer et de contribuer de manière significative à l’amélioration des conditions de vie de la population tchadienne trouve en l’initiative N’DJam s’enflamme en slam une excellente plateforme d’expression et de participation au réveil des consciences et à l’implémentation d’un renouveau de la patrie tchadienne.

Au delà de la promotion et la vulgarisation du slam, le festival se veut être une vitrine d’éducation et de réflexion.

Le festival à la base c’est d’abord la promotion et la vulgarisation du slam certes, mais comme le reconnaît Croquemort, Directeur Artistique du festival, le slam au Tchad contrairement à ce qui se passe ailleurs n’est pas un art marginalisé. Le Tchad est l’un des rares pays où le slam fait partie intégrante à 100% de la musique au même titre que le rap, le hip hop et autres rythmes. Occasion pour lui de remercier le public tchadien pour son accoutumance sans pareille au slam.

Le défi majeur donc pour le festival est de faire devoir d’utilité socio-publique à travers toutes les activités qui meubleront le festival entre autres les ateliers, les projections cinématographiques, les vernissages et aussi des causeries débats sur des thèmes qui interpellent la jeunesse. D’où certainement l’implication des organismes comme le CTD et le CRASH.

Après la conférence de presse, une causerie débat est justement prévue dès 16h00 sur le thème « Panafricanisme as-tu un code ? » Qui se tiendra à l’Institut Français du Tchad (IFT) suivra le concert de présentation à Rod’s Prod  dès 20h ; on retrouvera sur la scène Croquemort et les artistes invités déjà présents. Le village du festival situé à l’espace Talino Manu est déjà prêt et les différents stands déjà pour la plupart opérationnel. Le premier grand show y est prévu pour mercredi 25 octobre 2017 dès 20h avec comme têtes d’affiche Sultan, Imaam T et Bulldozer.

Venez soigner vos maux par les mots à N’Djam S’enflamme en Slam.

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