Festival international N’Djam s’enflamme en slam – 4e édition

– Deuhb Emmanuel Zyzou, 15 decembre 2017

La capitale tchadienne a abrité la 4e édition du festival international « N’Djam s’enflamme en Slam », tenu du 23 au 29 Octobre 2017. Un festival qui allie l’art et l’académie. Il est présenté par l’Association culturelle et de développement « Tchad Plus ».

Placé sous le thème « jeunesse et citoyenneté », la 4e édition du festival international « N’Djam s’enflamme en Slam » a réunit les voix importantes de l’art oratoire qu’est le slam à N’Djamena. Il y’avait au total 18 nationalités et plus de 40 personne venues à travers le monde pour prendre part aux festivités.

Présentation

Le Slam, il faut le rappeler est un art oratoire qui est un trait d’union entre la poésie sur laquelle flûte un son musical en fond sonore. C’est art n’est pas assez connu par le public en Afrique « d’abord » et au Tchad en particulier.

La conférence de presse tenue le 24 octobre a permis d’expliquer à la presse l’importance de ce festival. Contrairement aux éditions précédentes, la 4e édition de ce festival a une particularité : joindre l’art à l’académie. Il est organisé en collaboration avec l’institut d’histoire de l’Université de Leiden (Pays-Bas) et l’institut de recherche CRASH (Centre de Recherches en Anthropologie en Sciences Humaines) (Tchad) qui se sont donné la main pour organiser la conférence de clôture du projet « Connecting in Times of Duress (CTD)» (connecter les gens en période de contrainte) grâce à ce festival dans la capitale tchadienne. Les conférences de CTD tournent autour des résultats de la recherche du projet, qui a permis d’explorer le rôle de l’introduction des TICs dans le changement des modes de communication et les flux d’information en situation de contrainte.

Connecting in Times of Duress, un projet de recherche de cinq ans à l’Université de Leiden (Pays-Bas), vise à comprendre la dynamique de la relation entre les conflits durables, les difficultés, les régimes de gouvernance, la mobilité, la migration et la connectivité. Le projet a porté sur ces thèmes en Afrique Centrale, en particulier au Cameroun, au Tchad, en RCA, au Nigéria, au Congo-Brazzaville, en RDC et au Mali.

En plus de promouvoir la musique, l’un des objectifs du festival est aussi de donner un plateau d’expression libre aux jeunes, car plus les jeunes s’expriment et moins ils s’adonnent aux violences dues à la frustration créée par le silence.  A travers la thématique « Jeunesse et citoyenneté », nous essayons de faire passer aussi un message à la jeunesse sur une problématique qui la touche, et surtout une qui est centrale dans leur vie quotidienne ; une problématique qui est centrée sur la différence, l’exclusion, le racisme, l’opposition, la xénophobie et ou la radicalisation.

Plusieurs sites ont abrité le festival dont l’espace Talino Manu (Village artistique), l’Institut Français du Tchad, Selesao, Maison de la Culture Baba Mustapha, l’espace RodsProd, CEFOD.

L’un des moments forts de ce festival est la coupe nationale de Slam. Une présélection des jeunes slameurs de provinces et ceux de N’Djamena a permis de trouver un jeune talent du Slam pendant le festival pour représenter le Tchad à la Coupe d’Afrique de Slam (CAS) qui aura sa première édition au Tchad en 2018.

Les ateliers

Avant le lancement de la 4e édition du festival international « N’Djam s’enflamme en slam », un avis à inscription était lancé à travers les réseaux sociaux et aussi par affichage dans des centres culturels et certains endroits publics.

Les inscriptions se faisaient par sms sur un numéro dédié. Elles consistaient simplement à choisir un ou deux ateliers de son choix et laisser son nom. Cet ainsi qu’on a eu une centaine de personnes inscrites à travers différents ateliers.

Comme l’indique l’image ci-dessus, nous avons eu au total huit ateliers. Les ateliers sur le slam ont été animés par les slameurseux-même (Croquemort du Tchad, Be Jo de la Côte d’ivoire, FaittFhul du Cameroun et Meriem de l’Algérie). Les ateliers sur les TICs ont été animés par les utilisateurs avancés de ce domaine (Deuh’b Zyzou du Tchad, Salim du Tchad, Emmanuel Dabo de la Côte d’Ivoire et Fiona Dragstra). Chrisly du Tchad et Didier Kassaï de la RCA se sont occupés de l’art. L’atelier DJ n’a pas pu se tenir faute de l’absence du formateur.

Les locaux du centre culturel Baba Moustapha, de l’Institut français du Tchad, de la Maison du quartier de Chagoua nous ont permis d’animer ces ateliers. A l’institut français du Tchad, la connexion offerte par l’institution nous a apporté un avantage particulier quant aux ateliers sur les questions liées à l’internet. Nous sommes allés sur les B.A BA de l’internet afin de connaître le niveau d’utilisation des participants. Ceci nous a permis de continuer à travailler avec eux même pendant que nous écrivons ce rapport (le suivi après le festival), c’est aussi ça le côté intéressant des ateliers.

Les ateliers sur le slam se passent comme des spectacles. Les participants et formateurs se sont livrés presque de scènes musicales qui ont attirés beaucoup de spectateurs. Tous les ateliers ont été interactifs.

Le nombre des inscrits aux différents ateliers nous laisse croire que les jeunes tchadiens ont un engouement autour de l’art et du savoir en général. Des questions pertinentes ont été posées lors de ces différents ateliers.

Atelier pour blogueurs avec Fiona Dragstra et Deuh’b Zyzou, 25 Octobre 2017


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