“Slam & Eve”: Les slamazones prennent le pouvoir le temps d’une soirée

Par Rolland Albani, SAO magazine, 30 Octobre 2017

Officiellement clôturé hier avec la finale de la coupe de slam, les invités et la team d’organisation de la 4ème édition du festival international N’Djam s’enflamme en Slam se sont retrouvés le dimanche 29 octobre 2017 au Selesao Restaurant Lounge pour une dernière soirée spéciale “Slam & Eve”, concept mettant en scène les slameuses venues pour le festival.

En levée de rideau et pour la mise en condition, l’humoriste Ardo a installé de la bonne humeur avec des blagues préparés à sa sauce. On suivi les prestation d’Arnold le slameur venant de la RDC accompagné par Colby, et ensuite Melodji.

Épiphanie en ouverture de Slam & Eve

Epiphanie, l’unique slameuse tchadienne © Sao Magazine

c’est Épiphanie, l’unique slameuse tchadienne qui a ouvert le bal avec un slam sur la poésie de la vie. Épiphanie est la seule tchadienne slameuse à ce jour. Sous le regard ébahi du public tchadien qui voit une jeune adolescente jouer avec les mots.

Meriem la slameuse franco-anglo-arabophone algérienne.

Meriam, slameuse algérienne © Sao Magazine

Meriem, la  slameuse algérienne a opté pour du slam en arabe, avec quelques mélodies en incrustation. Elle a slamé un plaidoyer sur l’artiste, un hommage à sa mère etc. Même si la majorité du public n’y a rien compris. Les explications données à la fin de sa prestation ont suffi pour comprendre la profondeur de son slam.

Un instant de rap/slam avec Princesse Kadji la camerounaise

la rappeuse slameuse Princesse kadji © Sao Magazine

Princesse Kadji, chanteuse, rappeuse et slameuse venue du Garoua est venu casser l’ambiance de berceuse qui s’était installée depuis la prestation de Melodji avec trois titres de son répertoire très dynamique. D’abord le Titre “Hommage” qui avait déjà conquis le public au concert, ensuite le titre “Respecte moi ou tais-toi”.

Mariam la slameuse malienne à haut débit lyrical

Mariam Koita la slameuse malienne © Sao Magazine

La benjamine des slamazones, venue tout droit du Mali arrive sur scène dans une tenue splendide, rapide dans la prose, on n’avait du mal à imaginer un débit de mots aussi important sortir d’une adolescente. Le public était sous l’admiration du talent de la jeune malienne, par ailleurs championne nationale de slam au Mali.

Lydol la slameuse camerounaise en clôture.

Lydol, slameuse camerounaise © Sao Magazine

Elle était surement la plus connue et la plus attendue des slamazones, Lydol une ravissante jeune dame que l’Afrique a pu découvrir lors de la première édition de l’Afrique a un incroyable talent. Elle est arrivée avec un slam plus posée, portée par une voix douce et un regard captivant. Au même titre que Mariam la malienne, le public est tombée sous le charme.

S’il est difficile de rapporter la quintessence d’une soirée de slam, il faut cependant dire que c’était une grande première pour la majorité des personnes qui ont fait le déplacement d’assister à ce type de soirée. Admiration, encouragement et fascination ont été les sentiments qui ont animé le public. De l’admiration pour des jeunes femmes qui osent, des encouragements pour que jamais elles ne baissent les bras.

La soirée s’est terminée d’abord avec des présents symboliques offerts par Big Joh à Epiphanie et à Croquemort, ensuite sur une longue litanie de remerciements de Croquemort à l’endroit de toutes les personnes qui ont participé, contribué activement à la réussite de cette édition de N’Djam s’enflamme en Slam. RDV est pris pour la coupe d’Afrique de slam au Tchad en 2018.

Croquemort, mots de remerciement © Sao Magazine

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