Le km 5 est- il pris en otage ?

– Max-Landry Kassaï, 28 novembre 2017 (précédemment publié le 22 novembre 2017)

La dernière spirale de violences qui a secoué le Km5 montre que cet endroit est devenu le réceptacle d’actions criminelles organisées par de groupes de personnes ayant de sentiments antipatriotiques, qui prennent en otage toute une communauté dont les aspirations profondes sont la paix et le vivre ensemble et qui, malheureusement, vont subir des pressions idéologiques erronées, troublant ainsi l’ordre public. Un groupe de mercenaires soudanais et tchadiens (arrivés avec les Séléka et qui ne sont jamais  rapatriés) retranchés dans cette zone de la ville de Bangui orchestre les attaques et les violences contre les populations. Mais qu’est-ce que le gouvernement doit-il faire pour mettre fin à tout cela ?

Voltaire disait dans Essai : « La paix ou le trouble des Etats, leur décadence ou leur gloire dépend des princes ». Aussi, disait-il, « c’est le gouvernement qui change les mœurs, qui élève ou abaisse les nations ».

Dans cet élan d’idée, le régime démocratique s’appuie sur l’approbation libre et générale du peuple dans le choix de ses représentants pour la gestion de la cité ; un exerce pas toujours évident en Afrique et surtout en Centrafrique ou le trucage, le vote par affinité politique et ethnique sans objectivité possible, filigrané du népotisme, font éteindre l’essor de la nation.

Le km5 est devenu le centre des crimes odieux où tous les bandits se réfugient. Ceux-ci prennent en otage les populations, en leur imposant un rythme de vie cruel, à la gloire erronée d’une idéologie.

Je reprends ici une phrase de Didier Kassaï : « tous les criminels en Centrafrique se cachent derrière une communauté. Tous les criminels ont une religion (…). Tous les criminels s’appellent chrétiens ou musulmans… »Ces mots lancés par ce dernier n’ont pas été compris de tous, à cause de notre naïveté à défendre bêtement des actions subversives.

Si les criminels du km5 se cachent derrière la communauté musulmane, il faut que les gens arrivent à les séparer des paisibles populations, afin que des actions soient menées pour les mettre hors état de nuire. Et, c’est la faiblesse du gouvernement, l’inculture politique de Touadera qui prolongent de telles situations.

La défense nationale doit se revêtir d’un caractère permanent, en raison de la spontanéité dans le déclenchement des conflits ; et ces incursions criminelles perdurent parce qu’il n’y a pas un système concret et efficace de défense. On ne peut pas comprendre pourquoi le km5 n’est pas protégé par les forces de l’ordre et que ces populations soient protégées par des groupes d’autodéfense. Non, il ne peut y avoir des groupes d’autodéfense au sein d’un Etat qui a de structures de défense légales ; car ces mêmes individus constitués en groupes d’autodéfense sont eux-mêmes auteurs de violences et de crimes.

La police et la gendarmerie doivent être les seules forces de l’ordre ; elles doivent agir ou être mobiles 24h/24h dans tous les coins du km5 pour garantir la paix et l’ordre public. Il ne peut y avoir d’alternative là.

Si ce travail n’est pas fait, il va avoir régulièrement des incidents criminels dans cette localité. Et de ce fait, c’est un mauvais présage pour les fêtes de fin d’année que nous avons oublié ou enterré ces trois dernières années. On veut passer une fin d’année dense de joie, de paix, et l’avenir politique et social du pays doit se dessiner autrement.

Par ailleurs, il semble que Touadera avait un gros chiffon enfoncé dans la gueule quand il y avait cette spirale de violences, lui qui n’est jamais affecté par les tueries et le massacre massif de sa population. Il est vraiment étriqué d’imaginations pour sortir le pays de la crise, et se cramponne de sa légitimité qui se détériore au fil du temps. Il devient de plus en plus impopulaire à cause de son silence qui froisse les populations.

Les commerçants du Km5 et toute la population sont pris en otage par des bandits soudanais et tchadiens ayant des profils terroristes, selon certains habitants, qui ne peuvent pas s’opposer à ces violences, comme une masse de la population naïve est entrainée ou enrôlée dans cette histoire irresponsable.

De ce fait, les populations du km5 doivent aider les autorités publiques dans la traque de ces criminels. Les bandits n’ont pas le droit de prendre en otage toute une communauté…



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