Comment lutter contre les messages de haine et les fake news?

– Max-Landry Kassaï, 23 mai 2018

Une rencontre a eu lieu hier mardi sous la tuilotte de l’Alliance Française de Bangui entre le Secrétaire du Haut Conseil de Communication, certains membres de l’association des blogueurs et la chercheuse néerlandaise Maria Catherina Wilson sur la question de la lutte contre les messages de haine et les fake news qui attisent la crise centrafricaine.

L’initiative vient du Secrétaire du HCC qui voudrait bénéficier de l’expertise ou de l’expérience de la chercheuse néerlandaise sur la question, afin d’aider à remédier efficacement au problème. Car, a-t-on dit,  il y a des gens qui utilisent le tissu religieux et autres pour maintenir l’instabilité  en raison des intérêts cachés et ceci, au détriment du peuple.

Maria Catherina Wilson a indiqué que les réponses aux questions posées se trouvent uniquement aux centrafricains. Elle a cité l’exemple du travail fait par les blogueurs dans ce sens et a  encouragé le HCC de suivre les bons exemples, notamment ceux  dans la gestion de la crise au Rwanda.

Ainsi, le Secrétaire du HCC a rappelé que la crise centrafricaine n’est pas une crise intercommunautaire et que les médias occidentaux instrumentalisent la crise pour des agendas cachés, en déformant les informations ou  en accentuant la haine, la division entre les deux communautés qui vivaient en harmonie. L’exemple de RFI qui a été mise en garde par le HCC  est cité, et d’autres mesures qui devront inquiéter les utilisateurs des réseaux sociaux qui << jouent au feu>>, ont été par la même occasion présentées.

Nous avons aussi compris que certains centrafricains utilisent une double identité ou des faux patronymes sur des réseaux sociaux, pour inciter à la haine, donner de fasses alertes, insulter… Mais, on peut bien les rétracter, les identifier et les poursuivre en justice. Donc un travail est en train d’être fait  dans ce sens en coopération avec le HCC et d’autres partenaires, permettant de mettre la main sur ces imposteurs.

Notons que Maria Catherina Wilson travaille au département de l’anthropologie de l’Université de Leiden et est à Bangui dans le cadre d’une coopération entre son université et l’Université de Bangui( département de l’anthropologie). Elle travaille sur la question de <<l’identité et de la mobilité>> notamment des personnes originaires de la RDC et de la RCA…

Nous attirons l’attention de tous nos concitoyens qui jouent au feu, qui vendent le pays pour des intérêts égoïstes sur leurs  conséquences, les retombées judiciaires…