Appel à communication CTD conférence finale 2017 [Fermé]

L’appel à communications est désormais fermé. L’Institut d’Histoire de l’Université de Leiden et le CRASH[1] vous invitent à la conférence finale du programme de recherche : Se Connecter en Temps de Contrainte (Connecting in Times of Duress). Ladite conférence aura lieu du 25 au 28 octobre 2017 à N’Djaména, au Tchad.

Se Connecter en Temps de Contrainte est un projet de recherche de cinq ans conduit par l’Université de Leiden qui visait à comprendre la dynamique de la relation entre les situations de conflits de longue durée, les difficultés, les régimes de gouvernance, la mobilité, la migration, et la connectivité. Le projet s’est concentré sur ces thèmes surtout dans certains pays d´Afrique centrale comme le Cameroun, le Tchad, la République centrafricaine, le Congo-Brazzaville, la RDC et au aussi d’Afrique de l’Ouest comme le Nigéria et le Mali. Nous choisissons l´Afrique Centrale comme région à cause de son histoire commune de mobilité, d’oppression, de conflit et de connectivité. Dans la région, la variation dans ces trois variables et leur comparaison mettraient en évidence les processus et les dynamiques de changement sociopolitique. Le programme de recherche a utilisé une méthodologie interdisciplinaire, combinant l’anthropologie, l’histoire, les études de communication, les analyses de conflits et la géographie sociale. Les sous-projets ont été conçus pour être comparatifs et complémentaires, parmi diverses populations mobiles dans les centres urbains, les camps de réfugiés, les zones rurales éloignées ainsi que différents types de relations entre les situations de conflits et les technologies de communication en constante évolution.

Le programme de recherche a exploré comment l’introduction des TIC change les modes de communication et les flux d’information là où les populations vivent dans des situations difficiles. Plus spécifiquement, il s’est concentré sur (a) comment, grâce aux nouveaux flux de communication et d’information, l’expérience des populations change en période de difficulté; b) comment de nouvelles possibilités d’être informés, de communiquer et d´établir des relations influent sur la prise de décisions individuelles et la (ré) formation des communautés; et (c) comment ces changements influencent les relations de pouvoir et les hiérarchies existantes.

Définitions des concepts centraux : Contrainte: l’internalisation de la misère et de la violence qui sont le résultat de l’oppression, des conflits et de la guerre et de ses péripéties souvent longues et profondes; Connectivité: elle est définie par rapport aux TIC, mais pas seulement les nouvelles TIC; c’est l’acte de se connecter, d’entrer en contact par des moyens divers ; l’hypothèse est qu´une plus grande connectivité entraîne des changements dans les flux d’information et de communication qui informent les perceptions et l´ordre des populations; la mobilité est le mouvement physique des personnes, mais nous considérons également la mobilité virtuelle.

A ce stade de fin de projet, la conférence de N’Djaména présentera les résultats du programme de recherche, tout en répondant aux nouvelles questions qui émergent de nos recherches. Elle sera une occasion de poursuivre le débat sur la relation entre conflit, mobilité et connectivité avec ceux qui partagent un intérêt dans l’évolution rapide des sociétés et des dynamiques politiques au Sahel et dans l´ensemble de la région. Ensemble, nous explorerons comment et pourquoi les difficultés, en combinaison avec les (nouvelles) TIC et leurs fonctions en tant que fournisseurs d’information et moyens de connexion, peuvent conduire à de nouvelles orientations dans les conflits, dans le changement social et politique. Nous nous concentrerons également sur la façon dont notre approche méthodologique pourrait contribuer aux domaines établis d´études des conflits et de la communication.

Notre choix d’organiser la conférence à N’Djaména est basé sur le souhait de pouvoir diffuser nos recherches sur la région d´Afrique Centrale dans cette même région, de permettre une contribution significative des chercheurs de la région et de continuer à intéresser les décideurs, les universitaires, les journalistes et les artistes dans la région.

A partir des différents projets de recherche, cinq thèmes clés ont émergé et saisissent nos principaux résultats ainsi que de nouvelles questions sur la relation triangulaire entre les contraintes, la connectivité et la mobilité. Ces thèmes constituent le point de départ pour nos panels: (1) les itinéraires d’évasion (liés au thème de la mobilité, mais sans s’y limiter), (2) les communautés virtuelles (susciter des questions sur l’utilisation des nouvelles TIC et leur relation au changement politique et social), (3) Le souvenir selon les générations (un thème qui étudie comment la mémoire est au cœur de la façon dont les différentes générations s’engagent dans le processus consistant à donner du sens à leurs passés de difficultés, et envisagent le futur).

Les deux autres panels visent à engager une réflexion sur les thèmes et les méthodologies mentionnés ci-dessus. La contrainte et le silence (numérique) (4) interrogent les silences et leurs significations qui émergent lors de la recherche sur la région (numérique) d´Afrique centrale. Le dernier panel intitulé Esprits nomades (5) interroge les fondements épistémologiques de notre travail.

Pour tous les panels, nous sollicitons, au sein et en dehors de l’équipe de Se Connecter en Temps de Contrainte, des articles qui s´intéressent, à leurs propres façons, à ces thèmes. Nous encourageons également les réflexions méthodologiques. Vous trouverez plus de détails sur les thèmes du panel ci-dessous, dans l’appel à communication. Les principaux conférenciers seront annoncés prochainement.

Afin d´atteindre la communauté universitaire, journalistique et politique, il y aura en ligne un reportage audiovisuel quotidien sur la conférence, en collaboration avec Voice4Thought (voice4thought.org). En plus du programme de jour, une attention sera accordée aux artistes locaux qui ont été co-créateurs de certaines de nos recherches. Un concert, une exposition d’art et une projection de films feront partie du programme de la conférence. Celle-ci se terminera par un débat de clôture qui tirera des conclusions sur les résultats du programme de recherche pour des pratiques du développement.

 

APPEL À COMMUNICATION POUR LA CONFÉRENCE FINALE DE CTD 2017

Veuillez envoyer vos résumés (au maximum 400 mots, y compris le titre et les références) à l.a.faber-jonker@hum.leidenuniv.nl avant le 15 février 2017. Prière d´indiquer clairement le numéro du panel auquel votre résumé correspond.

Les organisateurs de panels demanderont aux contributeurs sélectionnés de partager leurs articles avant le 30 septembre 2017 afin de stimuler des discussions et de travailler vers une publication commune avec les membres du panel.

Contributions en Français et en Anglais sont acceptées. La conférence est bilingue et des traducteurs seront présents.

Veuillez noter que les dépenses de voyage ne seront pas remboursée par les organisateurs de la conférence. Une exception est faite pour les chercheurs (étudiants au doctorat et post-doctorants) de l’Afrique de l’Ouest et Central. Pour demander un remboursement (partiel) de vos frais de déplacement, s’il vous plaît envoyer votre CV ainsi que votre résumé avant le 15 février 2017.

 

PANELS

1. Itinéraires d’évasion

L’équipe de Se Connecter en Temps de Contrainte a suivi des populations se déplaçant dans des champs de conflits et de difficultés. Le mouvement, sans être une anomalie, est plutôt inhérent à la nature humaine. Dans ce panel, nous voyons le mouvement en termes de fuite des difficultés. Fuir est défini comme l’acte de se libérer du confinement ou du contrôle. Cependant, le fait de s´échapper n’est pas unidirectionnel, mais multidirectionnel. Les populations vont et viennent de tous les côtés et dans toutes les directions au fil du temps. Alors que certains décident de partir, d’autres décident de rester, voire de s’installer dans des zones de conflit parce que la crise offre aussi des opportunités. En fuyant, on peut choisir de s’éloigner de quelque chose, échapper à une situation de contrainte, par exemple, mais on peut aussi choisir de fuir vers quelque chose, à savoir vers de meilleures opportunités, des aspirations et des rêves.

Fuir n’implique pas nécessairement un mouvement physique. Le fait de s´échapper est défini comme la tendance à chercher la distraction et le soulagement des réalités désagréables, en particulier en cherchant le divertissement ou en s’engageant dans des actions imaginaires. Les itinéraires d’évasion peuvent donc se trouver dans les esprits (rêver) sans jamais être tangibles, mais ils ne sont pas moins réels, étant donné que les rêves ont souvent des conséquences très concrètes. Le rôle des TIC et des flux d’information est primordial dans la conception des itinéraires d´évasion, dans le contrôle des «évadés» et dans la création de réalités alternatives.

Qu’il s’agisse de réfugiés en quête de sécurité ou de jeunes citadins fuyant la stagnation, le panel sur les itinéraires d´évasion invite à des contributions qui se concentrent sur les décisions prises par rapport à l´évasion, la planification des itinéraires d’évasion, le rêve sur les réalités alternatives, les blocages et déviations possibles en cours de route, les récits de voyages, les itinéraires physiques, les luttes politiques. Il appelle également à des contributions pour discuter des façons dont les individus tentent de se libérer d´une situation de confinement et de contrôle en établissant et en s’organisant dans des ordres alternatifs, comme par exemple les associations religieuses et politiques, ou en s’échappant vers une autre (nouvelle) identité.

 

2. Communautés virtuelles

En 2011, le Printemps arabe a exposé au monde entier le caractère révolutionnaire des médias sociaux. Depuis, les plateformes comme Facebook et Twitter sont considérées comme des environnements importants pour les manifestations dans le monde entier, y compris en Afrique. Mais à la différence des événements de 2011 en Egypte et en Tunisie, les manifestations en ligne en Afrique ont conduit à une mobilisation très limitée hors ligne ou à peu de changements politiques considérables. Mais, avec le nombre croissant de jeunes en Afrique ayant un accès régulier à Internet, la question se pose de savoir comment les réseaux en ligne contribuent-ils au changement social sur le continent. Dans ce panel, nous présenterons les communautés virtuelles de l’Afrique et de sa diaspora, en les reliant aux réalités des difficultés hors-ligne. La génération Android, les jeunes qui sont de plus en plus connectés grâce aux smartphones (Android), se sont approprié les médias sociaux pour répondre à leurs besoins locaux et à leurs aspirations (globales). Les communautés virtuelles sont constituées de réseaux (transnationaux) de jeunes citoyens engagés qui cherchent un changement politique et une émancipation socioéconomique. En regardant au-delà de l’idée d’activisme numérique comme réponse aux difficultés et aux conflits dans la région, (sans pour autant exclure cette idée), ce panel présentera des communautés virtuelles comme des moteurs de changements sociaux, que ce soit directement ou indirectement. Les initiatives entrepreneuriales, les réseaux religieux, la construction communautaire, les mimes (satiriques), les dessins animés en ligne, etc. font tous partie des communautés virtuelles. Ce sont tous des réponses à l’expérience quotidienne vécue (hors ligne) par les utilisateurs. Dans ce panel, nous essayons de savoir s’il est possible de comprendre ces communautés comme des espaces sociaux alternatifs (Iwilade, 2013) pour l’engagement civil, comme un moyen d’équilibrer le caractère révolutionnaire trop accentué des médias sociaux.

 

3. Se souvenir selon les générations

Pour les personnes vivant dans les difficultés, la mémoire est un instrument important afin de donner un sens aux évènements. La mémoire est un acte déterminé qui aide à comprendre le présent, ainsi que l’avenir et donc utile aux personnes cherchant à changer leur situation actuelle. La mémoire devient encore plus pertinente dans la région d´Afrique centrale en raison de l’historiographie limitée et souvent hautement politisée qui a produit des récits reflétant la position de ceux qui sont au pouvoir, et qui à peine fait entendre la manière dont les citoyens ordinaires ont vécu leur vie.

Suivant Fabian (2003), nous considérons le travail de mémoire comme un double acte de se souvenir et d’oublier, comme un acte déterminé et conscient. Il devient ainsi un lieu où différentes générations peuvent discuter sur leur compréhension du passé et du présent. Dans ce panel, nous cherchons à explorer le travail de mémoire de différentes générations dans la région d´Afrique centrale selon trois principaux angles.

Premièrement, nous demandons ce que les différentes générations (choisissent) de retenir et quelles différences nous pouvons observer dans le travail de mémoire de ces générations et comment nous pouvons le comprendre dans le contexte des luttes pour le changement politique. Dans la poursuite de leurs aspirations pour un avenir meilleur et différent, le travail de mémoire devient alors un acte déterminé pour la justice (transitionnelle), pour la réconciliation, ainsi qu’une source d’inspiration à travers le souvenir de dirigeants visionnaires et inspirés du passé tels que Sankara , Lumumba et Fanon. À la lumière de l’histoire volatile de cette région au XXe siècle, le travail de mémoire peut ainsi ne pas devenir simplement un double acte de mémoire et d’oubli, mais aussi un acte politisé de se souvenir et d’oublier et, ce faisant, de faire taire et créer l´histoire.

Deuxièmement, nous demandons comment les générations se souviennent. Les jeunes générations peuvent opter pour différentes pratiques de mémoire et d’oubli comme un moyen de créer des sites authentiques de souvenir. Qu’est-ce que les jeunes générations choisissent de retenir, et quelles technologies de mémorisation emploient-ils? Les nouvelles technologies de mémorisation rendues possibles grâce à un accès de plus en plus répandu aux TIC dans la région peuvent également permettre de nouvelles technologies de souvenir par lesquelles les jeunes générations trouvent de nouvelles façons de rendre le passé significatif pour eux.

Troisièmement, comment le travail de mémoire sert-il de médiateur aux relations intergénérationnelles souvent complexes dans la région? Que pensent les jeunes générations des précédentes générations qui ont permis la désintégration sociale, économique et politique des années 1980? Et comment les anciennes générations se souviennent-elles de l’histoire (post-) coloniale, et quelle importance revêt leur mémoire pour la jeunesse africaine d’aujourd’hui?

 

4. Difficultés et silence (numérique)

Le silence peut avoir plusieurs raisons et formes. Outre les explications politiques, psychologiques ou même infrastructurelles, le silence peut aussi avoir plusieurs significations culturelles divergentes qui méritent d’être explorées. Dans ce panel, nous allons aborder deux thèmes relatifs au silence: (1) que signifie le silence par rapport à l’expérience vécue de la difficulté? Et / ou (2) que signifie le silence dans une Afrique centrale (déconnectée) numériquement?

Les populations qui ont subi des expériences traumatiques peuvent être incapables de raconter les épreuves qu’elles ont subies. Lorsque les expériences traumatiques s’accumulent au cours de la vie d´une personne, cela peut devenir encore plus compliqué. D’autres personnes choisissent de rester silencieuses puisqu´elles ont l’expérience de ne pas être entendues de toute façon, ou, tout simplement parce qu´elles ne veulent pas blesser d´autres en parlant d’un destin partagé quand chaque jour est une tentative collective d’échapper à ce même destin.

D’un point de vue plus politique, le silence a souvent été assimilé à la subordination et est perçu comme une manifestation de l’oppression alors que les politiques émancipatrices dans le monde entier ont été occupées avec une remise en état du droit à la parole (Connerton 2011: 52). Dans notre monde (de)connecté, les médias sociaux permettent de plus en plus d’entendre une pluralité de voix. Ou du moins, en théorie, et là où ces voix ne sont pas rendues silencieuses par des interventions d’états autoritaires ou d’entreprises freinant le potentiel des populations à faire des contacts. Dans ce panel, nous voudrions donc jeter un regard réflexif, revenant aux silences que ces médias sociaux revigorent dans notre monde contemporain, ou les nouveaux silences qu’ils créent. Qui sont les personnes de notre région de recherche qui ne sont pas actives sur les plateformes des médias sociaux? Est-ce à dire qu’elles sont silencieuses ou réduites au silence (notez la différence dans l’agencement, où le silence peut être vu comme choisi, et être réduit au silence comme une forme de coercition, ibid. : 70)? Si ces personnes sont délibérément silencieuses, quelle est leur motivation? Le silence peut-il être habilitant? Comment les infrastructures de communication, les régimes oppressifs et les politiques de Facebook contribuent-ils au silence? Existe-t-il d’autres facteurs (culturels) qui jouent un rôle comme les hiérarchies sociales et le genre? Et enfin, pour ceux qui sont très actifs sur les médias sociaux : quels sont les silences dans leurs discours? Quels sont les sujets qu’ils ne peuvent ou ne veulent pas aborder malgré leur audibilité? Dans le contexte de notre région de recherche, nous sommes curieux d’explorer cette intersection de la difficulté, du silence et de la connectivité numérique.

 

5. Esprits nomades

Dans ce panel, nous discutons et questionnons les frontières et les démarcations entre les formes de production du savoir; entre l’art et la recherche universitaire, entre le producteur et le sujet de la production des connaissances, et entre co-créateurs avec une attention pour les processus dialectiques que nous reconnaissons dans l’esprit nomade.

Hazan & Hertzog (2012) ont introduit la tournure nomade en anthropologie : le nomadisme comme état d’esprit central à la compréhension de l’entreprise ethnographique. Un esprit nomade est caractérisé par la flexibilité, l’adaptation à de nouvelles circonstances, à des idées changeantes, et au flux constant. Les théories sont façonnées par l’environnement qu’elles rencontrent. Il transforme la production du savoir en un processus dialectique entre le «champ», la théorie et l’observateur. Cela ressemble au processus artistique (non linéaire) dans lequel la pratique de la création fait autant partie de la production du savoir que du produit final. Comment cela se compare-t-il à notre travail académique, par exemple dans le cadre du programme CTD, dans lequel la production du savoir n’a pas été linéaire?

Dans ce panel, le processus et la dynamique de l’esprit nomade sont remis en question dans le contexte du programme CTD. Dans nos recherches universitaires sur le domaine de la difficulté, l’informateur est en quelque sorte l’un des médiateurs centraux de la production de connaissances. L’informateur devient co-chercheur et le chercheur devient co-informateur; tous les deux sont moulés dans le processus de création de connaissances de manière plus ou moins consciente (Van der Geest, 2010). Dans le programme CTD, cette co-création en flexibilité et adaptabilité a été prise très au sérieux. Nous avons suivi une approche presque phénoménologique dans laquelle la dialectique de la production des connaissances nous a quelquefois confondus ou surpris. Comment cet état d’esprit nomade peut-il être mis à profit de façon effective dans la recherche universitaire? Comment est-ce qu´un état d’esprit nomade et le processus de co-création peuvent-ils influencer les publications interactives, les blogs, l’utilisation des médias et la production académique? Le travail scientifique que nous produisons peut-il être en même temps artistique et le travail artistique est-il à la fois scientifique? Où est-ce que ces différentes formes de connaissances se rencontrent-elles? Et comment peuvent-elles se comprendre? Et, de façon aussi importante, l’état d’esprit nomade est-il la clé ultime pour comprendre et saisir ce que la contrainte entraîne pour l’individu? Nous lançons un appel à contributions pour réfléchir sur le processus et la dynamique de l’esprit nomade.

 

Références

Connerton P. 2011. Silences. In P. Connerton, The Spirit of Mourning. History, Memory and the Body. Cambridge, Cambridge University Press. 51-82

Fabian J. 2003. Forgetful Remembering: A Colonial Life in the Congo. Africa, Journal of the International African Institute 73(4): 489-504.

Hazan H. & E. Hertzog (eds.) 2012. Serendipity in Anthropological Research: The Nomadic Turn Research. London, Ashgate.

Iwilade A. 2013. Crisis as Opportunity: Youth, Social Media and the Renegotiation of Power. Journal of Youth Studies 16(8): 1054-1068

Van der Geest 2010. Patients as co-researchers? Views and experiences in Dutch medical anthropology. In S. Fainzang, HE Hem, and MB Risør (ed.), The Taste for Knowledge: Medical Anthropology Facing Medical Realities, 97-110.

[1] Centre de Recherches en Anthropologie et Sciences Humaines à N’Djaména, au Tchad