Adamou Amadou, “Un chercheur apprenti slameur”

In the last day of the CTD conference, the CTD researcher Adamou Amadou shared a beautiful slam piece on the research programme. This short piece was more than just a closing word – it was a way to express the hope that the collaboration between the CTD researchers will continue after the end of the programme, as well as a nice expression of the connection between academia and art, which was a recurrent concept of the CTD conference. Here is the video the slam piece, with an extract of the lyrics and a short introduction by Adamou.

Un chercheur apprenti slameur

De prime à bord je veux souligner que ce bout de slam est un essaie pour marquer ma reconnaissance d’apport que chaque membre d’équipe de Connecting in Time of Duress (CTD) m’a procuré et une invite de continuer notre collaboration en symbiose même si nous sommes en fin de programme. Je me suis essayé dans ce sens également pour innover mais aussi de m’aligner dans l’esprit de production de savoir en collaboration entre l’Université et l’Art. A cet effet je vous présente donc ce extrait qui peut-être stimuler une petite réflexion.

 

Adamou Amadou, pièce de slam “Conference Finale Connecting in Time of Duress”
from Connecting in Times of Duress on Vimeo.

 

Titre : Conference Finale Connecting in Time of Duress (C.F. CTD)

Conférence Finale:

Finale, voudrait-il dire finir, finir à jamais?

Finir de faire quoi ?

Non ! deux fois non ! sinon on va feindre l’intellect ;

Non également ; car Connecting in Time of Duress team restera à jamais bien fort soudé et connecté ; Connecté les idées académiquement artistiques et l’art artistiquement académique ;

Conférence Finale CTD c’est réfléchir sur le fonctionnement des connectivités sous des contraintes diverses , variées et échelonnées dans le temps et l’espace ;

Du Chad (écrit en anglais) en passant par la RCA nous avons appris comment les voies des communications connectent les périlleuses vies des populations aux multiples violences. Souleymane ! si je ne vous fais pas chapeaux, ce que j’ai manqué à mon devoir de foi.

La RCA encore, le Congo RDC, et le Cameroun, des données sur des personnes nomades ou jeunes et étudiants refugiés nous ont enseignés qu’ils sont et se connectent pour toujours même s’il faille ignorer les frontières aux abois ; Catherina, fais-moi signe et restons connecté !

Que dire des jeunes combattants de l’Ouganda parfois adolescent et innocents? interconnectés et inhibés dans une longue durée de violence ! Jonna en a fait son cheval de batail intellectuel ;

Alors, Conference Finale est loin de signifier Fin !

A Calabar Inge L, plongée en plein cœur de l’interconnexion de l’humour et de la Duress des familles et des jeunes ;

Du Mali, au cœur du centre de beau pays que concoctent les peulh ? Non ! Boukary ne me reponds pas maintenant, car c’est pas encore la fin même si nous n’avons plus beaucoup de temps.

Permettez-moi de revenir par là où j’ai commencé parce que c’est pas fini. Et ce n’est pas Inge Butter qui me démentira ; car les nomades arabes n’ont pas encore fini de se mobiliser autour des ferik.

Et, Dans tout ça Sjord jouera et continuera à jouer le connecteur fondamental en forgeant nos données visuelles et visualisées sous le focus fort bien constructif et toujours connecté de Mirjam.

Et les artistes/humoristes dans tout ça ?

Au secours ! L’université vers les artistes et les artistes ‘slamequement’ et humoristiquement dans l’académie. Que chacun n’évolue plus jamais de son côté. Nomadisons nos esprits et concoctons nos idées en symbiose ;

Mais voyons enfin. Ces thèses sont aussi devenues nos duress qu’on finira par internaliser ;

Car finale ne signifie pas finir.

Plutôt nous sommes là pour préparer et murir les connectivités du passé, présent pour le futur dans l’espace et les places à travers des acteurs mobiles de ces temps et milieux.

Conférence finale ne voudrait jamais finir !

Je vous remercie et très cordialement votre !

Adamou Amadou

Ndjamena, Octobre 2017