Une semaine: 02 au 06 fevrier 2015

Par André SHAMBA.

  1. Le Tchad et le Cameroun:

L’armée  tchadienne a repris la ville nigériane de Gamboru (Nord-Est), chassant les islamistes de Boko Haram le mardi 3 février après  une offensive foudroyante. Cette ville était aux mains de Boko Haram depuis neuf mois à l’issue d’une attaque qui avait tué plus d’une centaine de civils.

Postés à  Fotokol dans le territoire camerounais depuis leur arrivée le 17 janvier pour soutenir les forces de défense camerounaise dans la lutte contre cette nébuleuse Islamiste, les soldats tchadiens ont  pénétré pour la première fois le territoire nigérian ce mardi en vertu du «droit de poursuite, un accord entre Ndjamena et Abuja ». En une heure de combat l’opération était gagnée, selon Rfi. Avec une perte, «Nous déplorons 9 morts et 21 blessés», a fait savoir l’état-major tchadien dans un communiqué publié mardi. «Côté ennemi : plus de 200 morts ; matériels récupérés ou détruit : une dizaine de véhicules équipés d’armes lourdes et des centaines des motos détruites ; un canon de 105 mm sans recul récupéré», affirme la même source.

  1. La République Démocratique du Congo :

En République Démocratique du Congo, 21 personnes tuées dans la nuit de mardi 3 au mercredi 4 février dans la périphérie de la ville de Beni au Nord-Est du pays, rapporte Rfi. « Les victimes ont été tuées à coups de machette », a déclaré un officier de police de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu,  qui  se trouvait sur les lieux du crime selon lemonde.fr.

La région de Beni avait  déjà été un théâtre  d’une série de massacres de civils imputés  aux rebelles musulmans opposés au président ougandais, Yoweri Museveni, et qui sont présents en RDC depuis 1995. 260 civils avaient été tués dans ces attaques à l’arme blanche (machettes, haches,houes).

  1. Le Gabon:

Au Gabon, réhabilitation de l’Union Nationale (UN), le principal parti d’opposition dissous le 26 janvier 2011 suite à l’autoproclamation de son leader, André Mba Obame comme président de la République après l’élection présidentielle de 2009 qu’il contestait.

«Le parti politique Union Nationale est réhabilité et autorisé à exercer ses activités sur l’ensemble du territoire national», a déclaré le mercredi 4 février le ministre gabonais de l’Intérieur, Guy-Bertrand Mapangou dans un communiqué. Cette décision permettra à l’Union nationale de présenter des candidats et de faire campagne lors de la présidentielle de 2016.

Cependant, le fondateur et secrétaire exécutif du parti, André Mba Obame, est actuellement en exil à Niamey. Affaibli par une grave maladie, il n’est pas réapparu en public depuis des mois, écrit jeuneafrique.com.

  1. Cameroun:

Au Cameroun, les Islamistes de Boko Haram ont lancé une contre-offensive le mercredi 4 février dans la ville de Fotokol à l’extrême-nord du pays (à la frontière avec Nigeria), après avoir été chassés la veille dans la ville de Gamboru au Nord-Est du Nigeria par l’armée tchadienne.

Le bilan fait état de 13 militaires tchadiens et 6 militaires camerounais tués, et environ 81 civils massacrés, dont nombreux  égorgés ;  mosquées et maisons incendiées, écrit camerpost.com.  Plus de 300 combattants de Boko Haram ont été aussi tués, rapporte l’agence de presse chinoise Xinhua. Les Islamistes ont été repoussés par l’armée camerounaise appuyée par les militaires tchadiens.

  1. Cameroun:

Au Cameroun, ouverture le jeudi 5 février d’une réunion de la commission des pays du bassin du lac Tchad  à Yaoundé, pour définir les contours de la mise sur pied d’une force de 7.500 hommes afin de combattre le groupe Islamiste Boko Haram, a-t-on suivi à la télévision publique camerounaise CRTV.

Les travaux qui doivent durer trois jours « constituent une étape cruciale, déterminante et décisive dans la guerre que la communauté internationale a décidé d’intensifier contre Boko Haram », a déclaré le ministre camerounais de la Défense, Edgar Alain Mebe Ngo’o.

Cette rencontre regroupe « des experts (africains et occidentaux) chargés d’élaborer l’opérationnalisation de la force multilatérale de la Commission du bassin du lac Tchad », a précisé M. Mebe Ngo’o, qui présidait l’ouverture des travaux.